Festival de Marrakech: hommage au cinéma de Park Chan-Wook

Menara.ma
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Le festival du film de Marrakech a rendu hommage, mercredi, au sud-coréen Park Chan-Wook, l'occasion pour le Maroc de découvrir le cinéma de ce passionné d'Hitchcock qui a conquis Hollywood.

Le festival international du film de Marrakech est pour le public marocain une occasion inespérée de découvrir des auteurs qui bien que peu connus au Maroc sont des acteurs majeurs du septième art, comme le cinéaste sud-coréen Park Chan-Wook à qui l’évènement a rendu hommage hier.

Comme beaucoup de cinéaste passé par là avant lui, Park Chan-Wook était visiblement ému de recevoir des mains du réalisateur Anurag Kashyap l'Etoile du Festival. Park Chan-Wook connaît bien Marrakech. Il a été membre du jury en 2013 alors Martin Scorsese présidait le jury, mais cette fois sa venue est plus intense. Outre l’hommage Park Chan-Wook a livré les secrets de son art lors d’une masterclass.



L’Emotion s’explique certainement par sa présence là même où les plus grands ont été honorés, mais on peut aussi y déceler le plaisir pour un cinéaste de découvrir et d’être découvert par un pays où son œuvre est peu connu, à l’exception peut-être de quelques productions comme  Stoker (2013), son premier film hollywoodien qui revisite Hitchcock dont le chef-d’œuvre Sueurs froides a allumé sa flamme cinématographique.

Depuis l’ancien étudiant en philosophie s’est donné pour dessein de mettre au service de sa passion créatrice. Depuis il se prépare pour chaque projet « comme une femme qui attendrait son bébé ». L’œuvre de l’artiste est parcouru par le thème récurent de la vengeance, une spécificité de l’humain, a-t-il expliqué lors de sa leçon de cinéma, mais aussi une manière de montrer la stupidité humaine.

Lors de sa masterclass Park Chan-wook, qui est aussi critique de cinéma, a jugé utile de prévenir les nombreux jeunes étudiants venus l’écouter de la barbarie de certaines critiques qui peuvent brutalement interrompre un début prometteur de carrière, mais il a aussi souligné l’importance du regard critique qui permet au cinéaste d’évoluer s’il accepte de « communiquer » avec ses critiques.

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